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Cet hiver, le Musée Courbet se réinvente. Avec « Rencontre intime », sa nouvelle exposition, l’établissement culturel ornanais fait le pari d’une expérience muséale sensible, immersive et profondément humaine. Loin des parcours classiques, le visiteur est ici invité à devenir acteur de sa visite, à prendre le temps, à ressentir et à partager.

Une expérience muséale à hauteur d’émotions

« Dans un monde qui va trop vite, où beaucoup de choses nous bousculent, nous avions envie de proposer un lieu où l’on se pose », explique Benjamin Foudral, le directeur de l’établissement. « Rencontre intime » s’inscrit dans cette volonté de ralentissement, de contemplation et de proximité avec les œuvres. La sélection est volontairement resserrée : une quinzaine d’œuvres seulement, choisies pour leur capacité à susciter l’émotion et l’attention. Le musée devient ainsi un espace familier, presque domestique, où chacun peut se sentir « chez soi », laisser libre cours à ses émotions et partager un moment avec ses proches.

Un parcours sensoriel et participatif

Le parcours de visite se déploie dans plusieurs espaces, mêlant salles temporaires et espaces permanents du musée. Les deux premières salles abordent le genre du portrait : sa composition, les liens entre l’artiste et son modèle, les différentes manières de se représenter. Dans une première salle, quatre œuvres seulement invitent à s’interroger sur ce qu’est un portrait. Des dispositifs de médiation ludiques et manipulables permettent à chacun de créer son propre portrait de famille et de devenir pleinement acteur de la visite.

La seconde salle élargit la réflexion autour des portraits de proches : parents, enfants, membres de la famille. Un choix fort, notamment pour le XIXᵉ siècle, période marquée par une nouvelle considération de l’enfance. Ici, le toucher et l’odorat entrent en jeu : tissus à manipuler, odeurs évocatrices – parfois surprenantes – accompagnent les œuvres et réveillent souvenirs et sensations.

Une salle « coup de poing » dédiée à la contemplation

Moment central de l’exposition : une troisième salle, pensée comme une véritable ode à la contemplation. Une seule œuvre y est présentée, le Portrait de Juliette Courbet, sœur de Gustave Courbet. Grâce à des dispositifs auditifs et à un aménagement propice à l’écoute et au silence, le visiteur est invité à s’asseoir, à observer et à comprendre autrement. Ce portrait revêt une importance particulière : offert par Juliette Courbet elle-même au Petit Palais, il revient aujourd’hui à Ornans et annonce déjà l’exposition estivale à venir, Juliette Courbet, à l’ombre de Gustave.

Créer, partager, se souvenir

À la sortie des salles, le parcours se prolonge dans un atelier créatif. Dessin, coloriage, pochoirs : autant de propositions pour restituer ce que l’on a ressenti et se créer un souvenir personnel de la visite. Une fresque participative, renouvelée chaque semaine par une nouvelle question, invite également les visiteurs à s’exprimer autour des souvenirs familiaux, au sens large : famille de cœur, amis, proches choisis. Un espace de lecture et de détente, installé dans la galerie vitrée sur la Loue, complète cette expérience pensée comme un moment de partage et de dialogue.

Un musée pour tous, et surtout pour les familles

Si le Musée Courbet accueille déjà de nombreux scolaires – avec lesquels il mène un travail pédagogique reconnu à l’échelle de l’académie de Besançon – « Rencontre intime » vise plus largement à toucher un public de proximité, notamment les familles, encore trop peu présentes. « L’objectif est que tous les visiteurs, quelle que soit leur trajectoire ou leur profil, franchissent les portes du musée et s’y sentent à l’aise », souligne la direction de l’établissement. Les dispositifs sensoriels et ludiques sont conçus pour que les enfants gardent un souvenir marquant de leur visite : un tissu touché, une odeur perçue, une œuvre associée à une émotion.

Redonner envie de musée

Avec « Rencontre intime », le Musée Courbet affirme une ambition claire : déconstruire l’image d’un musée figé ou ennuyeux, sans renoncer à l’exigence scientifique. Les visiteurs habitués y retrouveront la rigueur des contenus historiques, tandis que de nouveaux publics pourront découvrir l’art autrement, par les sens, l’émotion et le temps long. Une invitation à ralentir, à regarder vraiment, et peut-être, à revenir.

Une exposition à découvrir jusqu'au 19 avril prochain. 

Le début d’année reste sombre pour le lynx dans le massif jurassien. Après la mort d’un jeune mâle percuté sur l’A40, près de Nantua, le 26 janvier, une femelle adulte a été tuée le 3 février sur la RN83, aux portes de Lons‑le‑Saunier. Le Centre Athenas rappelle que « chaque collision fragilise une population déjà vulnérable, en particulier lorsqu’il s’agit d’une femelle reproductrice ».

L’association appelle les automobilistes à ralentir et invite les communes à installer les panneaux de prévention qu’elle met gratuitement à disposition. Toute collision ou animal en difficulté peut être signalé directement au Centre Athenas, qui réaffirme l’urgence d’agir pour limiter ces morts évitables

Le BesaAC continue de gagner. Hier soir, les basketteurs bisontins se sont imposés à Salon-de-Provence sur le score de 63 à 86 pour le compte de la 24è journée de championnat en nationale 1 masculine. Les bisontins sont onzièmes au classement, avec 31 points. Il reste deux journées dans cette saison régulière. Autant dire que, malgré ces bons derniers résultats, le maintien est loin d’être assuré pour le clan de Laurent Kleefstra.

Mauvaise entame de début de deuxième partie de saison pour le Grand Besançon Doubs Handball ce vendredi soir. Dans le cadre de la 16è journée de championnat en ProLigue, le groupe de Christophe Viennet s’est incliné sur le score de 33 à 35. En tête à la pause, les Bisontins ont subi le retour de Pau Billère  dès la reprise, avant de céder dans les dernières minutes de la rencontre.

Hier soir, dans le cadre de la 20è journée de championnat en national, le FC Sochaux Montbéliard a été accroché par le Stade Briochin.  Longtemps devant au score, les Jaunes et Bleus concèdent un nouveau match nul frustrant. Les deux formations se sont quittés sur le score de 1 but partout. Vendredi prochain, le clan franc-comtois recevra Paris 13 Athlético.

Les Jeux olympiques de Milan-Cortina entrent dans le vif du sujet pour les athlètes francs-comtois. Ce week-end, plusieurs d’entre eux feront leurs débuts : Cloé Pagnier s’élancera demain à 13h en ski de fond, suivie de  Joséphine Pagnier, engagée en saut à ski à 18h45. Dimanche après‑midi, ce sera au tour des biathlètes franc-comtois d’entrer en lice sur le relais mixte 4x6 km, avec le Jurassien Quentin Fillon Maillet et la Pontissalienne Lou Jeanmonnot.

Un couple de gérants d’un restaurant chinois de Pontarlier était jugé ce vendredi au tribunal de Besançon. Ils sont poursuivis pour travail dissimulé et hébergement indigne de travailleurs sans papiers. Le tribunal a mis son jugement en délibéré : verdict attendu le 27 février.

Football

National

FC Brieuc 1 – 1 FC Sochaux Montbéliard

National 3

Besançon Football 0 – 0 Racing Besançon

Mulhouse 1 – 2 Jura Dolois

Thaon 1 – 1 ASM Belfort

Ivry 0 – 0 FC Sochaux Montbéliard (2)

Thonon Evian 0 – 0  CA Pontarlier

Jura Sud 1 – 0 Dijon (2)

Handball

ProLigue

Grand Besançon Doubs Handball 33 –  35 Pau Billère

D2F

Palente Besançon 29 – 22 Bègles

N3M

Pontarlier 31 – 41 Hœnheim

Saône Mamirolle 25 – 28 Val de Gray

Franois 30 – 31 Haguenau

N3F

Pays Riolais 34 – 28 Pontarlier

Saône Mamirolle 25 – 31 Beaune

Dole/Chaussin 35 – 26 Lons le Saunier

Arbois 31 – 25 AS Auxois

Maîche 43 – 18 1Dampierre

Basket

N1M

Pays Salonais 63 – 86 BesAC

N2M

Gennevilliers 73 – 63 Lons le Saunier

N3M

Montmorot 83 – 90 Riedisheim

N2F

Chenove 68 – 73 Lons le Saunier

N3F

Champagnole 89 – 43 Geispolsheim

Rugby

Fédérale 2

Saint Claude 25  – 21 Voiron

Lons le Saunier 29 – 16 XV de la Dombe

Fédérale 3

Grand Dole 34  – 25 Strasbourg

Nancy Seichamps 15 – 5 Pontarlier